ORHEOL signe avec SMICO un partenariat pour l’accès au financement des jeunes entrepreneurs

C’est l’aboutissement heureux de plusieurs mois de contacts et de négociations qui apporte cette grande nouvelle: les jeunes entrepreneurs performants incubés par ORHEOL pourront désormais accéder au financement.

C’est  dans la salle de conférence de l’hôtel ÉLISABETH de BUKAVU que ce parternariat a été présenté au public et aux jeunes entrepreneurs ce 19 septembre 2019.

ORHEOL et SMICO ont donc tenu à sceller officiellement leur union dans l’encadrement des jeunes entrepreneurs au SUD-KIVU, notamment par un bon accompagnement dans l’incubation, débouchant sur un possibilité d’accès au financement.

Les jeunes entrepreneurs qui se distinguent pourront désormais bénéficier d’un crédit variant entre 500 et 20 000$ à des conditions inespérées, car n’exigeant pas les garanties contraignantes qui bloquent souvent les débutants.

Mais dans leur allocution, Mr Pacifique Ndagano, DG de SMICO et Blaise SANYILA, administrateur adjoint de ORHEOL ASBL, ont tous martelé cette interpellation: il faudra que les jeunes bénéficiaires fassent preuve de sérieux et de crédibilité pour que ce crédit continue et profite au plus grand nombre.

L’OPEC était l’invité de l’incubateur ORHEOL-1 de Bukavu à la séance de CAFE CONNECTION de ce mercredi 6 novembre!

L’espace de coworking a fait salle comble lors l’habituelle séance de CAFE CONNECTION ce mercredi 6 novembre 2019.

Pour cette séance hebdomadaire de partage d’expérience entre les jeunes entrepreneurs de l’ecosystème ORHEOL de Bukavu, le sujet annoncé était: « les services qu’offre l’office pour la promotion des petites et moyennes entreprises congolaises ».

Premiers concernés, les jeunes filles et garçons de Bukavu, de plus en plus nombreux à s’intéresser à l’entrepreunariat, ont répondu en mass à l’invitation de l’incubateur.

Pendant ce riche moment d’échanges, l’invitée spéciale, Madame Maggy MWANGAZA de l’OPEC, a encouragé les jeunes entrepreneurs à ne plus fonctionner dans l’Informel sous pretexte d’éviter les taxes, mais plutôt à se faire conseiller et à suivre correctement le processus  de légalisation de leurs jeunes structures.
Elle a surtout confirmé que l’OPEC est disponible pour faciliter l’obtention de tous les documents legaux nécessaires à l’enregistrement et au fonctionnement d’une petite et moyenne entreprise en RDC.
Il va de soir que l’incubateuer ORHEOL facilitera l’accès de startups qu’elle accompagne aux services de l’OPEC, dès que leur évolution aura atteint l’étape nécessaire de l’enregistement.

Comment faire pour être accompagné par l’incubateur de start-ups ORHEOL?

Vous avez un projet d’entreprise, vous souhaitez être accompagné par ORHEOL et ne savez pas comment faire ? Voici ce qu’il faut savoir:

1/le départ, c’est adresser une lettre de demande d’incubation à notre manager d’incubateur sur orheol1bukavu@orheol.cd
Cela peut se faire par mail ou lettre déposée à l’incubateur à la galerie Bugugu de Nyawera. Vous recevrez impérativement une réponse.

2/ Dans cette réponse, la manager vous demandera de remplir une fiche d’inscription avec les détails de votre projet ou entreprise. Vous pouvez recevoir le formulaire par mail ou passer le remplir à l’incubateur

3/ Le jury d’approbation des n’ouveaux projets siègera dans un délai de 10 jour pour décider si Orheol accepte d’accompagner ce projet ou pas. La décision du jury est écrite et vous sera communiquée

4/ Si la décision est positive, vous êtes invité à signer un contrat d’incubation avec ORHEOL. Ce contrat spécifie les conditions pour accéder aux formations, aux café connection et aux séances de coaching (souvent GRATUITES pour les incubés) , à l’espace de travail (qui est payant sauf le samedi- » coaching day » des incubés) et la possibilité d’accès au financement SMICO à l’issue de l’incubation (initiative KIJANA INUKA)

Le processus dure 3 à 6 mois suivant votre niveau de départ et l’évolution notée par les coachs. L’ accompagnement portera sur l’amélioration de votre produit, la compréhension–conquête de votre marché et le renforcement de vos capacités de gestion
NB: pour le moment, ORHEOL accompagne uniquement les entrepreneurs à Bukavu.

Une année après sa création, ORHEOL reçoit le prix PATRIOTE EN OR!

Pour son premier anniversaire, l’incubateur des start-ups ORHEOL 1 de Bukavu a reçu le plus beau des cadeaux: LE PRIX PATRIOTE EN OR decerné par la nouvelle dynamique de la société civile congolaise, NDSCI.

La nouvelle circulait depuis quelques semaines que la communauté locale avait remarqué les efforts d’ORHEOL dans l’encadrement des jeunes et l’avait nominé dans la catégorie ECONOMIE ET ENTREPREUNARIAT pour le prix « patriote en Or ».

Le vote public et la déliberation du jury sont venus confirmer cette nomination qui verra descerner ce prix prestigieux à l’incubateur qui marque les esprits et donne de l’espoir aux jeunes bukaviens.

Dans la salle MARIE-CLAIRE de Nyawera à Bukavu, 3 membres fondateurs de ORHEOL (Anselme Wimye, Fatuma Abdala et Nathalie Bwihangane), ont accompagné Elysée BALEKAGE, la Manager de l’incubateur, sur le podium où ce prix a été descerné à ORHEOL , aux côtés de  plusieurs personnalités de la RDC et de la sous-région des grands lacs.

La route est encore longue, mais les premiers pas de l’incubateur ORHEOL1 sont encouragents!

Les cinq conseils d’une jeune Start-Upeur congolaise

L’écrivain Remy NGUMBU  rencontre  une jeune entrepreneure congolaise:

Parmi mes objectifs personnels figurait l’entretien avec un jeune entrepreneur évoluant sur le marché congolais. Je misais sur une amie qui, je savais, venait d’obtenir son Master en gestion des affaires, dans un pays du Maghreb. J’avais donné rendez-vous à Natasha dans l’une des crèmeries de la capitale kinoise, située dans une banlieue huppée. Elle m’avait parue prompte dans sa réponse, prête à partager ses connaissances. Ceci allait à contre-courant des préjugés historico-culturels sur les congolais, voulant qu’ils ne soient pas obligeants à partager leurs connaissances. Serait-ce la marque de la nouvelle génération des leaders congolais ? Notre rencontre débutait ainsi par des interrogations que suscitait sa personne. Le regard pénétrant, il émanait de Natacha une aura de confiance de soi propre aux entrepreneurs.

J’ouvrais mon calepin avec enthousiasme, comme elle en profitait pour ajuster sa chaise. Nous avions passé ainsi deux heures à parler de l’environnement des affaires en République démocratique du Congo ; des pratiques à éviter et des astuces recommandées.

  1. Maîtrise de son entreprise :

Natacha préconise la maîtrise de son business, c’est-à-dire, connaître dans les moindres détails son produit ou service, ses valeurs, le consommateur, le fournisseur, le prix, ses concurrents, ses processus de délivrance et aussi sa projection dans le futur de l’entreprise.

  1. Le plan d’affaire :

S’il existe une chose que les entrepreneurs aimeraient éviter, c’est bien des plus importants : le plan d’affaire ou business plan en anglais. Sa rédaction est fastidieuse, mais Natacha rassure que ce soit un passage obligé. Avant de poursuivre ses études de niveau Master, elle s’était déjà lancée dans des entreprises sans business plan. Elle avait l’impression de naviguer à vue, et lorsque vint la chute, elle fut brutale. Aujourd’hui, grâce aux connaissances acquises, elle considère suicidaire une approche entrepreneuriale sans plan d’affaire, la boussole. Elle reconnait qu’en cas d’insuffisance de capacité à élaborer son propre plan, faire recours à des experts externes parait souhaitable.

  1. L’enregistrement :

Natacha rappelle qu’il est désormais possible de faire enregistrer son entreprise en seulement trois jours via le guichet unique. Elle ajoute aussi quelque chose de très pertinent pour les entrepreneurs : le Guichet unique offre aussi un service « gratuit » de conseil aux entreprises. Il suffit de demander. C’est aussi le portail des entreprises, et par conséquent un point de départ pour recenser les concurrents potentiels qui œuvrent dans le même domaine.

En marge du Guichet unique, il existe d’autres services de l’Etat tel que la chambre de commerce ou l’Anapi qui offrent également des services intéressants, au bénéfice des entrepreneurs. Il ne suffit que de s’y rendre pour accéder aux possibilités.

Une astuce qu’elle a partagée, lorsqu’on se rend dans ces services, il faut prendre le soin de rencontrer le responsable des services et lui laisser sa carte de visite. Ce petit geste s’avère toujours utile ultérieurement.

  1. Le client est roi :

Pour mon amie, en tant qu’entrepreneur, il faut se focaliser sur le client, consommateur de son produit ou service. Connaître et maîtriser ses besoins. Ce sont ceux-ci qui orienterons l’entreprise sur les actions futures à mener.

Elle ajoute une notion importante : l’investissement dans le besoin du client. Puisque les besoins du client orientent la marche de l’entreprise, il faut y affecter les ressources nécessaires.

  1. Le mentorship :

Ce sera la révélation et l’un des moments les plus déroutants de la soirée. D’après Natacha, si trouver un mentor qui a réussi est un devoir de l’entrepreneur, trouver un mentor qui est en plus un concurrent potentiel est la clé du succès de l’entrepreneur.

Tous ces éléments aident l’entrepreneur à maintenir le cap sur ses objectifs, tout en gardant allumée la flamme de sa vision, en troquant ses rêves abstraits contre des réalisations concrètes de rêve.

Au bout de deux heures d’échange, on se disait aurevoir, Natacha et moi, sourires aux lèvres, avec un sentiment de satisfaction. Resté seul, je réalisais que nous n’avions jamais commandé la glace que nous étions venus partagée. Mais le plus important était que ces connaissances échangées fondraient non pas sur les palais des lecteurs de ces lignes, mais bien dans leurs esprits.